Pascal GIRY raconte

Bonjour à tous les lecteurs dinfosport-Loiret.
Javais envie de vous parler de mon 1er 100km et
ce ne sera pas le dernier non plus
..
Je vais commencer par me présenter. Je mappelle Pascal GIRY je suis né un dimanche de décembre 1963 à Périgueux en Dordogne. Jai trois surs et le seul sportif de la maison. Je suis marié à Laurence et jai 3 enfants : Ronan 17 ans, Jordan 15 ans et Léa 13 ans.
Jai commencé par le cyclisme, mon premier sport, et depuis 2004 je me suis lancé dans la course à pied. Après avoir participé à mon deuxième marathon, jai eu envie de faire un 100 km. Javais prévu de prendre le départ du 100 km de Belvès en 2006 puisquil se situe dans la région ou je suis né, mais voilà une blessure (tendinite rotulienne) ma obligé à arrêter pendant pratiquement une saison la course à pied. Jai donc repris progressivement au mois dAout 2006 pour participer à la saison de cross et comme la douleur ne me gênait plus pour courir, jai décidé de participer aux championnats de France de 100 km à Chavagnes.
Le début de la préparation a commencé par un passage chez ma podologue "Aurélie SOUGY" à qui je souhaite un bon rétablissement et encore merci pour les semelles ..
Puis « 12 semaines de préparation » avec plusieurs courses et un marathon, celui de Nantes, le 15 avril, des sorties de vélo et du footing. Plan dentraînement que ma établi mon entraineur "Patricia RICARD" qui ma accompagné à Chavagnes et que je ne remercierai jamais assez pour tous les conseils et toute son aide très précieuse durant toutes ces semaines.
Deux semaines avant le marathon, une chute à lentraînement aurait pu arrêter ma prépa mais je men suis sorti avec quelques contusions et 3 vertèbres de déplacer. Je suis allé voir mon ostéopathe "Sylvain BECK" qui ma remis tout ça en place.
Après le marathon de Nantes, je me suis rendu compte quil fallait revoir avec Patricia le plan dentraînement car javais eu sur la fin de course des problèmes musculaires. Donc nous avons supprimé quelques sorties à vélo. Une semaine après Nantes, jai même, par erreur, fait une sortie de 50 km « 30 km footing et 20 km allure 100 » voilà ce qui arrive quand on ne lit pas bien son plan Le jour du semi de Vienne en Val, jy suis allé en vélo 35km, ensuite jai couru le semi et je suis rentré en vélo.
Je suis parti avec comme objectif : dessayer de finir ce 100 km et surtout apprendre. Si avant le départ on mavait dit que je ferais 9ème du championnat de France en 7 h 31 jaurais signé tout de suite. Mais voilà, qui sais ce quil est capable de faire sur une telle distance ? Il faut rester lucide, le premier 100 km sert à apprendre et ainsi progresser. Mais il est vrai que je me suis surpris moi-même .
Pour maccompagner sur le 100 km, javais demandé à mon copain "Greg BRISTEAU". Il me connaît bien car on a fait du vélo ensemble. Une semaine avant, je suis aussi passé voir mon ami "Alain VELLARD" magnétiseur à Patay qui ma permis de ne pas trop stresser.
Voilà je pense avoir fait le tour. Je remercie bien sur Laurence ma femme, qui était présente avec moi à Chavagnes et mes enfants qui me supportent tous les jours, Jacky BOULANGER, qui ma accompagné également à Chavagnes et avec qui je passe une partie de mon temps à lentraînement et bien sur mes sponsors Romuald DEBAQUE « ITRC » « Sportposition.com » « Xshoes.fr ». Jallais oublier, Valérie et Christophe qui ont fait aussi le déplacement pour mencourager et toutes les personnes qui mont envoyé et souhaité des messages dencouragement.
Jour J :

Il est 5 h00 du matin, nous sommes 668 et je suis placé devant sur la ligne. Il y a là tous les favoris : le Normand Christophe BUQUET, Christophe BACHELIER, Bernard BRETAUD, Régis LACOMBE, David PASQUIO, Mohamed MAGROUN, Jean Marc BORDUS, David VEDRINE etc. . et le coup de pistolet vient de retentir.
Au premier km, je passe en 412 et devant, à quelques mètres, il y a déjà un groupe de formé de tous les favoris, japerçois Jean Marc et David. Je décide de revenir sur eux, lallure est déjà rapide. Au 10ème km, je décide de marrêter pour une pose pipi et je repars à mon rythme .Greg vient juste de me rejoindre (en effet tous les accompagnateurs ont rejoint leurs coureurs) et nous rentrons sur le groupe sans accélérer. Devant, il y a deux coureurs qui sont sur des bases de 6h36 et notre groupe sur des bases de 6h48.
Au km 30, nouvelle pose pipi et je repars pour revenir sur le groupe sans accélérer. Pour le moment tout va bien pour moi, je passe au marathon en 2h55 et les jambes vont bien. Nous arrivons au km 50, je dis à Greg que je commence à sentir des douleurs dans les cuisses, je fais donc une troisième pose pipi, Jean-Marc et David sarrêtent aussi. Je suis le premier à repartir Jean-Marc revient sur moi mais je décide de ne pas suivre son rythme. Ensuite David me rejoint et revient sur Jean-Marc et rentre sur le groupe. Moi je ne maffole pas, il va falloir gérer, nous ne sommes qua la moitié de lépreuve et je regarde devant la bagarre qui commence et pourtant il reste encore pas mal de km. Au loin, je vois David qui relance lallure, Jean-Marc décide de ne pas suivre le groupe. Plus les kms passent et moins je vois le groupe de tête mes jambes deviennent lourdes. Nous somme au km 60, David abandonne et devant les deux coureurs de tête feront la même chose. Pour nous la course continue, je suis venu pour finir et dans la tête je ne pense qua ça mais je suis à la limite des crampes. Je pense aux semaines passées à lentrainement et aux personnes qui sont venues mencourager et surtout je ne suis pas du genre à baisser les bras, seules les crampes peuvent marrêter alors quand je sens quelles arrivent je serre les dents et ça repart. Je vais bientôt arriver pour la dernière boucle, je suis au km 73. Dans sa sacoche, Greg na plus beaucoup de boissons, il faut dire que je consomme pas mal il me dit " tu veux que je fasse le plein de bouteilles pour le dernier tour ? " je lui réponds " comme tu veux, tinquiètes pas je peux rester tout seul ". Il décide de filer en chercher à la voiture mais en fait il a peur que je ne reparte pas pour le dernier tour. Mais dans ma tête je suis venu pour le finir ce 100km. Jattaque donc mon dernier tour et au km 77, Philippe GIMENEZ me double, une petite tape amicale sur lépaule et un encouragement sympa . son accompagnateur qui voit que je suis seul me propose à boire, je le remercie mais lui dit que mon suiveur ne va pas tarder à revenir.

La fin de course fut dure, tu as mal partout. Javais envie de marcher et je disais à Greg " javance plus " et lui de me dire " si tu avances toujours au même rythme, tu vas faire un bon chrono " et moi je lui répondais " je men fous du chrono cest finir que je veux ". Jarrive au km 90, encore 10 km pour finir, dans la tête je repense aux sorties dentrainement et je me dis voilà tu te trouves à Chanteau et puis 5, je me disais là tu arrives au stade de Semoy bientôt à la maison et dans le dernier km va savoir pourquoi je me suis remis à accélérer. Je ne sentais plus la douleur et quand jai pris le dernier virage et au bout larrivée, quelque chose monte en toi, tu es à la limite des larmes aux yeux .tu vas enfin la passer cette ligne, tu las fini ce 100 km. Tout le monde tapplaudit, tes amis te félicitent et toi tu dis " et Jean-Marc, il a fais quoi ? " " 3ème en 6h56 " super, vraiment il mériterait le titre. Un super mec pas fier, jen ai côtoyé beaucoup des sportifs mais là, pas mal dathlètes pourraient prendre exemple.

Et moi, je suis content jai fini mon premier 100 km maintenant repos

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